• Emanuel Archambault

Cadre santé chez DAI

Mis à jour : juin 16

Interview métier n°2


L’équipe pluridisciplinaire de DAI comprend une cadre de santé expérimentée. Infirmière pendant quinze ans dans plusieurs établissements MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique) puis cadre de santé durant 8 ans, elle consacre désormais une part de son activité professionnelle à DAI, et plus précisément à Rééducation, le logiciel de suivi du parcours patients. Partons à sa rencontre afin qu’elle nous expose son parcours au service des malades et de l’organisation des structures, sa valeur ajoutée chez DAI, ainsi que sa vision de l’informatisation des centres de soins de suite et de réadaptation.



Quelle est votre actuelle mission auprès de la société DAI ?

J’apporte mon expérience terrain pour que le logiciel Rééducation colle au mieux à la réalité des soignants et soit facile d’usage. Ma connaissance du métier infirmier et des contraintes auxquelles il est exposé m’amènent à émettre des recommandations qui vont toujours dans le sens de la praticité, de la rapidité. Quand je parle de contraintes, je pense d’une part aux obligations réglementaires telles que les recommandations de la HAS, les directives de l’ARS, et, d’autre part, à la réalité du rythme quotidien soutenu des soignants.

Mon état d’esprit est le même que celui de la direction de DAI : améliorer l’existant, réfléchir à de nouvelles fonctionnalités informatiques qui simplifieraient la tâche des soignants.

La traçabilité est une démarche qualité complexe, perçue comme chronophage par un soignant qui a davantage la culture de l’oralité. Pourtant, elle est aujourd’hui un incontournable, d’autant plus qu’une direction de clinique a tendance à considérer que ”Ce qui n’est pas noté n’est pas fait”.


J’œuvre donc pour que l’outil informatique qu’est Rééducation soit une vraie aide pratique pour les soignants, qu’il leur facilite cette fameuse traçabilité autant que leur organisation du travail.

Une fonction en centre SSR s’exerce dans un contexte multidisciplinaire au sein duquel l’informatique est un atout. Dans ma réflexion sur le logiciel Rééducation, j’ai toujours à l’esprit que le travail du médecin peut être facilité par celui du personnel infirmier, et réciproquement.

Pour terminer sur ma mission de conseil, je dirais que la dimension réglementation en est indissociable. Je me tiens à jour des recommandations de l’HAS pour les traduire en évolutions nécessaires, le plus intelligemment possible.




Remontons dans le temps, comment a débuté votre collaboration avec DAI ?

Par une relation fournisseur – client. C’était en 2015 lorsque la direction des deux établissements pour lesquels je travaillais a décidé d’informatiser les sites. J’y occupais la fonction de cadre de santé. Rééducation, la solution logicielle de DAI, a été sélectionnée dans le cadre d’un appel d’offres entre plusieurs fournisseurs.

Pour son déploiement, j’ai été l’interface des dirigeants de DAI concernant la partie soignante. J’ai mis en place un groupe de travail interne formé de représentants des différents métiers de soignants. En toute modestie, j’y avais un rôle de chef d’orchestre s’employant à ce que l’ensemble du groupe prépare de concert la mise en place de ce projet et s’implique pour que le paramétrage initial du logiciel colle au plus près des habitudes. Grâce à cette participation précoce des référents métiers, j’ai ensuite pu former le personnel, lui permettant de passer avec fluidité de l’usage du papier à celui du logiciel. Rééducation présente de nombreux atouts pour l’organisation, le suivi et la transmission des soins.


Cela dit, on ne change pas les habitudes en appuyant sur un bouton magique ! Il faut privilégier l’accompagnement pour que s’ancrent de nouveaux réflexes...

En tant que cadre de santé, je connaissais bien sûr parfaitement les procédures internes. Et, comme j’avais un bon relationnel avec mes collègues et que le défi me plaisait, la transition vers le ”tout informatique” s’est construite strate par strate, emportant la confiance, l’intérêt et l’adhésion des équipes, sans que j’aie l’impression d’imposer un diktat. J’ai ainsi travaillé main dans la main avec DAI pour mettre en place Rééducation et permettre à chacun de se l’approprier.




Quels critères de choix ont permis à DAI de s’imposer face à d’autres prestataires ?

Il m’a semblé que c’était un ensemble de paramètres qui avait influencé le choix de ma direction. Je cite les trois majeurs. D’abord l’existence d’une unique interface pour traiter toutes les questions relatives à un patient, qu’elles soient médicales, rééducatives, pharmaceutiques, alimentaires, ou encore administratives puisque la facturation est intégrée.

Ensuite, le potentiel de personnalisation du logiciel qui permet à l’établissement d’adapter ce dernier à ses habitudes, et non l’inverse.

Enfin, le coût global de la proposition de DAI, que j’ai compris comme étant très bien placé. L’automatisation des PMSI de dépendance a également joué en faveur de Rééducation, ce qui est une vraie source de gain de temps pour les équipes.




Pouvez-vous expliquer la notion de ”personnalisation” du logiciel ?

En développant le glossaire des soins et le dossier patient, j’ai bien perçu ce que revêtait la dimension personnalisable du logiciel. L’établissement peut choisir quelles données faire apparaitre à l’écran en priorité, quels critères mettre en exergue. Il nomme les soins selon les libellés que ses intervenants emploient habituellement et les classe dans l’ordre lui paraissant logique. C’est donc un changement de moins à vivre pour les soignants et un vrai gain de temps à l’usage.


Chaque structure fait ses choix selon son histoire, ses appellations internes et les priorités de sa direction.

Plus concrètement, le dossier patient peut être agencé de la même façon que le dossier papier l’était. Les niveaux de l’arborescence informatique sont alors en miroir de l’organisation papier, se présentant au choix selon les critères entrée / séjour / sortie ou bien selon une logique de soins kiné. / ergothérapeute / médecins, etc. Parce que des repères sont conservés, il parait plus simple de basculer d’un traditionnel suivi papier à un suivi informatique.

La personnalisation du logiciel se retrouve également au niveau du glossaire de soins utilisé lors de la planification et qui répertorie tous les soins pouvant être pratiqués. L’établissement peut choisir l’appellation qui désigne chacun, selon ses habitudes, et ainsi décider si la glycémie capillaire doit être référencée sous le libellé GC, HGT, dextro, ou encore glycémie. Grâce à un travail préparatoire, le soignant n’a donc pas à intégrer un nouveau vocabulaire.




Quels conseils donneriez-vous à un centre SSR souhaitant s’informatiser ?

L’informatisation est aujourd’hui une nécessité. Les évolutions réglementaires et les injonctions du PMSI la précipitent. La question n’est plus de savoir s’il faut s’informatiser mais bien d’identifier la meilleure solution pour conduire ce projet efficacement. Les infirmières et infirmiers, que je connais bien, émettent parfois des réticences face à l’informatisation de leurs procédures, le suivi qui en découle. C’est pourquoi je pense qu’il faut très tôt impliquer certains soignants.


Il me semble essentiel qu’une personne dégage des heures de son temps de travail pour la préparation et la mise en place du logiciel de suivi du parcours patient.

Le choix doit porter sur la plus motivée à voir évoluer les pratiques et à accompagner les différents métiers. Pour l’avoir vécu, ce rôle d’interface est une expérience très enrichissante qui permet de rencontrer l’ensemble des intervenants, de faire preuve de pédagogie et de curiosité pour la technique informatique. Personne pivot, elle a la charge de faire le lien entre les différentes professions et se trouve de facto la mieux placée pour former le personnel soignant. Son action aide à préserver une organisation du travail en interdisciplinarité, ce mode de fonctionnement qui fait la richesse des soins en centre de SSR.


Une infirmière ou un infirmier a selon moi de bonnes prédispositions pour s’employer à cette tâche de centralisation des informations liées au logiciel :

solides connaissances des pathologies, vision large de l’établissement SSR et bonne capacité à travailler avec les équipes de rééducation et les médecins. Pas nécessairement cadre de santé, sa vision précise de la façon dont est prescrit un médicament ou un soin lui permet d’influer directement sur le plan de soins infirmier ou aide-soignant.

Je conseillerais par ailleurs de veiller à ce que la connaissance ne se dilue pas lorsqu’un intervenant quitte ses fonctions. La continuité est primordiale pour que le logiciel fonctionne à son plein potentiel. Les nouveaux entrants doivent être rapidement formés aux fonctionnalités de l’outil informatique.




Pour conclure, pourquoi un centre devrait-il choisir Rééducation ?

J’ai déjà évoqué le degré de personnalisation, j’ajouterai donc que la validation d’un soin en un clic, la planification automatique, la messagerie mails interne, la visualisation des rendez-vous patients, le multifenêtrage pour consulter plusieurs écrans en simultané et les PMSI dépendance automatiques sont d’autres points forts du logiciel pour les soignants que je représente.



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